NUMBER 2

SPRING 2008

VOLUME 66

NUMÉRO 2

PRINTEMPS 2008


University of Toronto
Faculty of Law Review


Revue de droit de
l'Université de Toronto



Lifting the Veil on Corporate Terrorism: The Use of the Criminal Code Terrorism Framework to Hold Multinational Corporations Accountable for Complicity in Human Rights Violations Abroad


DEBBIE JOHNSTON

ABSTRACT

Multinational corporations are increasingly finding themselves under the spotlight in respect of their human rights records. The corporate social responsibility movement has generated widespread discussion and debate about how individual states and the international community should address corporate complicity in human rights abuses in conflict zones, particularly in respect of extractive industries. A growing chorus is highlighting the inadequacy of existing domestic and international accountability frameworks in this respect. Human rights groups and victims have resorted to imperfect mechanisms, most notably the US Alien Tort Claims Act (ATCA) to seek redress. In Canada, contemplation of civil and criminal accountability mechanisms has centered on the ATCA and the Crimes Against Humanity and War Crimes Act. This article proposes that the Criminal Code terrorism provisions, in particular the new offences of facilitating terrorism and terrorist financing and the asset forfeiture regime, can and should be added to Canada’s rather bare corporate social accountability toolbox. Not only would this provide ex post facto accountability, but, arguably more importantly, a genuine threat of criminal liability would act as an effective deterrent in a corporate world shaped by strategic risk management, thereby serving a pre-emptive function. While an extensive body of literature and jurisprudence exists on the ATCA, to date there is no writing on the terrorism offences as a means to hold multinational corporations accountable for their complicity in gross human rights abuses in conflict zones.

Les multinationales se retrouvent de plus en plus sur la sellette en ce qui concerne leurs répercussions sur le droit humanitaire. Le mouvement pour la responsabilité sociale corporative a généré beaucoup de débats et discussions à savoir comment les états individuels et la communauté internationale devraient adresser la complicité corporative dans des cas d’abus de droits humanitaires dans des zones de conflits, particulièrement en ce qui a trait aux industries extractives. Une voix grandissante pointe les déficiences des lois domestiques et internationales de responsabili té corporati ve. Des groupes de droi t humani taire et de victimes ont utilisé des mécanismes imparfaits, dont le plus notable est le « US Alien Tort Claims Act (ACTA) ». Au Canada, la contemplation des mécanismes de responsabilité civile et criminelle fut centré sur ACTA et sur la loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Cet article propose que les lois visant le terrorisme contenu dans le code criminel, en particulier les nouvelles offenses portant sur la facilitation du terrorisme, du financement au terrorisme, et sur le régime de perte d’actifs, puissent et devraient être ajouté à la boîte à outils plutôt vide du Canada en ce qui a trait à la responsabilité sociale corporative. Non seulement ceci pourrait générer de la responsabilité ex post facto, mais, probablement plus important, une véritable menace de responsabilité criminelle agirait comme moyen de dissuasion efficace dans un monde corporatif modelé par la gestion stratégique de risque. Bien que la littérature et la jurisprudence concernant ACTA soient vastes, il n’y a aucun écrits jusqu’à présent sur l’utilisation des offenses sur le terrorisme comme moyen pour rendre les corporations multinationales responsable de leur complicité dans des violations fragrantes de droit humanitaire dans des zones de conflits.

Citation: (2008) 66(2) U.T. Fac. L. Rev. 137.

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