The Need for Regulating Income Trusts: A Bubble Theory
Dirk Zetzsche
ABSTRACT
Income trust units are some of the highest selling products in the
Canadian securities industry, but they have been less successful beyond
Canadian borders. The author discusses the remarkable profitability
and proliferation of income trusts in Canada, but maintains that arguments
in favour of income trusts as a sound investment are either overstated,
inconsistent, or apt to mislead retail investors. Instead, the author
argues that the Canadian income trust phenomenon is an irrational development
in the Canadian capital market: a bubble. The income trust boom exhibits
characteristics typical to a bubble: story leverage, opportunistic support
by interested parties, and overoptimistic retail investors. The author
identifies striking similarities between the current market for income
trusts and the Tech Bubble of 1999 and 2000, examining data relating
to noise trading and limits on arbitrage in income trusts. The author
counters arguments that the bubble risk in income trusts is low.
Nevertheless, the author accepts that some firms may be structured effectively
as income trusts. To mitigate the dangers of income trust investment,
the author proposes five regulatory measures, four of which address
idiosyncrasies of income trusts and one which addresses a fundamental
issue of securities regulation. First, promulgators need to address
the misallocation of capital by tax incentives for investments in low-growth
business. Second, weak trust governance should be addressed by imposing
default governance structures similar to those of shareholders and corporations.
Third, investors should have some control over the distribution policy
of the income trust. Fourth, there is an insufficient number of institutional
investors in the market for income trusts and, consequently, promulgators
should avoid any limit on institutional investment in income trusts.
Last, regulators increasingly need to watch the conduct of broker-dealers
and mutual fund managers, as a means of protecting retail investors
from the marketing of investment products that fit some, but not all,
investors. Mutual fund marketing needs to be monitored in order to avoid
an over-supply of investment capital in narrow markets.
Les unités de fonds de titres à revenu fixe sont certains
produits qui se vendent le mieux dans l’industrie canadienne en
titres, mais elles n’ont pas eu une aussi bonne réussite
au-delà des frontières canadiennes. L’auteur démontre
la rentabilité remarquable et la prolifération des fonds
de titres à revenu fixe au Canada, mais maintient que les arguments
en faveur des fonds de titres à revenu fixe en tant que bon investissement
sont soit surévalués, inconsistants ou disposés
à tromper les investisseurs au détail. L’auteur
argumente plutôt que le phénomène de fonds de titres
à revenu fixe canadien est un développement irrationnel
dans le marché financier canadien : une bulle. Le boom des fonds
de titres à revenu fixe démontre des caractéristiques
typiques d’une bulle : un effet par étapes, un appui opportuniste
par des parties intéressées et des investisseurs de détail
trop optimistes. L’auteur identifie des similarités remarquables
entre le marché actuel pour les fonds de titres à revenu
fixe et la Bulle Tech de 1999 et 2000 en tenant compte les données
liées au bruit de commerce et aux limites d’arbitrage dans
les fonds de titres à revenu fixe. L’auteur réagit
contre les arguments qui indiquent que le risque d’une bulle est
minime dans les fonds de titres à revenu fixe.
Néanmoins, l’auteur accepte que certains organismes peuvent
être structurés efficacement en tant que fonds de titres
à revenu fixe. Pour atténuer les dangers des investissements
de fonds de titres à revenu fixe, l’auteur propose cinq
mesures réglementaires, quatre d’entres elles au sujet
des idiosyncrasies des fonds de titres à revenu fixe et une au
sujet du problème fondamental dans le règlement des titres.
Premièrement, les promulgateurs doivent adresser la mauvaise
affectation du capital avec des incitatifs d’impôts pour
des investissements dans une entreprise avec une croissance réduite.
Deuxièmement, la faible gouvernance des titres devrait être
adressée en imposant les structures de gouvernance par défaut
semblables à celles des actionnaires et des sociétés.
Troisièmement, les investisseurs devraient avoir plus de contrôle
sur la politique de distribution des fonds de titres à revenu
fixe. Quatrièmement, il n’y a pas suffisamment d’investisseurs
institutionnels dans le marché pour les fonds de titres à
revenu fixe et, en conséquence, des promulgateurs devraient éviter
de limiter les investissements institutionnels des fonds de titres à
revenu fixe. Dernièrement, les régulateurs ont besoin
de surveiller de plus en plus la conduite des courtiers-concessionnaires
et des directeurs de fonds mutuels de manière à protéger
les épargnants du marketing de produits d’investissements
qui s’applique qu’à certains des investisseurs. Le
marketing de fonds mutuels doit être surveillé de manière
à éviter un surplus de provisions de capitaux d’investissements
dans des marchés étroits.
Citation: (2005) 63(1) U.T. Fac. L. Rev. 45.
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