Recovering Aboriginal Cultural Property at Common Law: A Contextual
Approach
Tamara Kagan
ABSTRACT
Aboriginal claims for the return of cultural property—objects
which play a central role in the religious and cultural activities of
an Aboriginal group—are part of a larger struggle for Aboriginal
self-determination in Canada. Observing that international avenues offer
limited support for repatriation and that neither substantive legislation
nor wide-scale equitable negotiation are likely, the author proposes
a litigation strategy. Maintaining that a s. 35(1) approach, even if
successful, would provide weaker rights than would comparable common
law protection, the author argues that the common law of property may
be capable of realizing a claim for the repatriation of cultural property.
The author identifies a series of obstacles to a successful common law
claim, including statutes of limitations, recognition of communal title
to personal property, and possession as presumptive proof of title.
Using Mark Walters’s “normative common law” perspective,
the author argues for a reinterpretation of these obstacles—that
is, traditional common law concepts and presumptions—to support
and provide a conceptual framework for extending the common law to Aboriginal
groups claiming property rights in cultural objects. The author notes
that doing so would comport with the underlying principles of property
law. While Aboriginal groups may be politically disinclined to acknowledge
the sovereignty of the courts and wary of couching a claim to self-determination
in the language of personal torts, the author argues that a successful
common law claim has the potential to infuse Aboriginal perspectives
into the common law. Moreover, a successful test case would have far-reaching
consequences for the return of cultural property through either negotiation
or legislation
Les réclamations autochtones pour récupérer les
biens culturels—les objets qui jouent un rôle central dans
les activités culturelles et religieuses d’un groupe autochtone—font
partie d’une lutte plus large envers l’autodétermination
des autochtones au Canada. Tenant compte que les avenues internationales
offrent un appui limité pour le rapatriement et que ni la législation
substantive, ni la négociation équitable à grande
étendue sont probables, l’auteur propose une stratégie
de litige. Une approche fondée sur l’article 35(1), même
si elle réussi rirait, fournirait des droits plus faibles que
la protection comparable de la common law le pourrait. L’auteur
argumente que cette approche fondée sur le droit des biens en
common law serait capable de réaliser une réclamation
pour le rapatriement des biens culturels. L’auteur identifie une
série d’obstacles pour une réclamation réussie
de common law, y compris les lois de prescription, la reconnaissance
du titre communal pour les biens personnels et la possession en tant
que preuve de qualité reçue présumée. En
utilisant la perspective de « common law normative » de
Mark Walters, l’auteur argumente qu’il devrait y avoir une
réinterprétation de ces obstacles—les présomptions
et les concepts de la common law traditionnelle—pour appuyer et
fournir un cadre de travail conceptuel pour prolonger la common law
aux groupes autochtones qui réclament des droits de propriété
pour les objets culturels. L’auteur constate que cela serait conforme
aux principes sous-jacents du droit des biens. Malgré le fait
que les groupes autochtones pourraient hésiter à reconnaître
la souveraineté des tribunaux et à reformuler une réclamation
pour l’autodétermination en délits civils, l’auteur
argumente qu’une telle réclamation réussie a le
potentiel d’infuser des perspectives autochtones dans la common
law. De plus, un cas d’étude réussi aurait d’énormes
conséquences pour le retour des biens culturels grâce à
de négociation ou de la législation.
Citation: (2005) 63(1) U.T. Fac. L. Rev. 1.
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