For the Record: Designating 'Listed Entities' for the Purposes of Terrorist Financing Offences at Canadian Law

E. Alexandra Dosman

ABSTRACT

Following the terrorist attacks in the United States on September 11, 2001, the Canadian government drafted legislation aimed at deterring and punishing terrorist activities. However, many of the financial activities targeted by Bill C-36 were already offences at Canadian law-not as crimes in the Criminal Code, but rather as regulatory offences created under a 1945 statute, the United Nations Act. This article presents and compares the three methods used to create lists of designated terrorist entities under Canadian law-the first two by way of binding United Nations Security Council resolutions effected domestically under the United Nations Act, and the third under the Criminal Code-and examines the the strengths and weaknesses of each of these mechanisms. To this end, this article presents the case of Liban Hussein, a Canadian who was listed and subsequently delisted under the international lists, as his case illustrates the significant flaws in these listing mechanisms and the extent to which these flaws are or can be remedied by a separate listing mechanism under the Criminal Code. Further, this article considers Canada's listing mechanisms in the broader context of the competing demands of domestic security, international comity, and respect for individual rights and democratic values, and queries whether the existing mechanisms achieve a tenable balance between effective anti-terrorism measures and respect for human rights and civil liberties.

À la suite des attaques terroristes aux États-Unis du 11 septembre, 2001, le gouvernement du Canada a rédigé une législation qui vise à empêcher et à punir les activités terroristes. Cependant, plusieurs des activités financières dirigées par le Projet de loi C-36 étaient déjà des délits selon la loi du Canada - non pas en tant que crimes dans le Code criminel, mais plutôt en tant que délit régulateur créé sous une loi de 1945, la Loi sur les Nations Unies. Cet article présente et compare les trois méthodes utilisées pour créer des listes d'entités terroristes désignées sous la loi du Canada - les deux premières par intermédiaire de l'engagement de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies effectuées au niveau national sous la Loi sur les Nations Unies et la troisième sous le Code criminel - et examine les aspects positifs et négatifs de chacun de ces mécanismes. Avec cet objectif, cet article présente le cas de Liban Hussein, un Canadien qui fut inscrit et radié du registre par la suite sous les listes internationales, puisque son cas illustre les défauts significatifs dans ces mécanismes d'inscription et l'ampleur de ces défauts sont ou peuvent être remédiés par un mécanisme d'inscription séparé sous le Code criminel. De plus, cet article considère les mécanismes d'inscription du Canada dans le contexte plus général des demandes compétitives de sécurité domestique, de comité international et de respect pour les droits de l'individu et des valeurs démocratiques et questionnent si les mécanismes existants atteignent un équilibre défendable entre les mesures efficaces anti-terroristes et le respect des droits humains et des libertés civiles.

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Citation: (2004) 62(1) U.T. Fac. L. Rev. 1.
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