Combining Remedies under Section 24 of the Charter and Section
52 of the Constitution Act, 1982: A Discretionary Approach
Vinay Shandal
ABSTRACT
In Schachter v. Canada, the Supreme Court of Canada articulated
the following rule: courts should almost never grant a retroactive remedy
under section 24(1) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms
when granting a remedy under section 52(1) of the Constitution Act,
1982, such as striking down a law that unjustifiably violates the
Charter. This article proposes that the rule in Schachter
should be replaced by a discretionary approach. Under the proposed approach,
it would be in a court's discretion to grant retroactive section 24
remedies in conjunction with section 52 remedies. Courts would exercise
this discretion by considering the specific circumstances of a particular
case. To provide context for this proposal, the article begins by briefly
describing the differences between the types of remedies granted under
section 24 and section 52. Next, it describes the principles and policy
objectives underlying the rule in Schachter. Although these are
important, the rule in Schachter casts the net too far. The Court
has, in considering the constitutionality of tax legislation, read them
down (section 52 remedy) in addition to granting the individual, retroactive
remedy of restitution of the monies unlawfully collected under the impugned
statutes. Finally, the article outlines four factors courts could consider
when deciding whether to grant a retroactive section 24 remedy in conjunction
with a section 52 remedy. First, what type of obligation did the government
breach by enacting the statute that unjustifiably infringes the Charter?
Second, would a section 52 remedy on its own provide meaningful relief
to the victims? Third, what would be the impact of a section 24 remedy
on government finances? Fourth, how serious was the infringement of
the Charter rights or freedoms? This article goes on to illustrate
how each factor would operate by applying them to a recent case where
a trial court relied on the rule in Schachter to refuse a retroactive
section 24 remedy in conjunction with a section 52 remedy. The article
concludes that replacing the rule in Schachter with a discretionary
approach is more suitable for balancing the competing principles and
policy objectives in the area of Charter remedies.
Dans Schachter c. le Canada, la Cour suprême du Canada
a articulé la règle suivante: les tribunaux ne devraient
presque jamais accorder un recours rétroactif sous paragraphe
24(1) dans la Loi constitutionnelle en 1982, tel que d'abattre
une loi qui enfreint la Charte sans justification. Cet article
propose que la règle dans Schachter devrait être
remplacée par une approche discrétionnaire. Sous cette
approche proposée, se serait avec la discrétion du tribunal
d'accorder des recours rétroactifs paragraphe 24 en conjonction
avec des recours paragraphe 52. Les tribunaux exerceront cette discrétion
en considérant les circonstances spécifiques d'un cas
en particulier. Pour fournir un contexte sur cette proposition, l'article
débute en décrivant brièvement les différences
entre les types de recours accordés sous paragraphe 24 et paragraphe
52. Ensuite, il y a une description des principes et des objectifs des
politiques sous-jacents de la loi dans Schachter. Bien que ceux-ci
soient importants, la règle dans Schachter est bien trop
générale. Le tribunal, en considérant la constitutionnalité
de la législation d'impôts, les a expliqué (recours
paragraphe 52) en plus de l'accord du recours individuel et rétroactif
pour la restitution des sommes d'argent recueillies illégalement
sous les lois contestées. Finalement, l'article surligne quatre
facteurs que les tribunaux devraient considérer quand ils décident
s'ils doivent accorder un recours rétroactif paragraphe 24 en
conjonction avec un recours paragraphe 52. Premièrement, quel
type d'obligations est-ce que le gouvernement a violé en décrétant
la loi qui enfreint la Charte illégalement? Deuxièmement,
est-ce que seulement le recours paragraphe 52 fournira une exonération
sérieuse aux victimes? Troisièmement, quel serait l'impact
d'un recours paragraphe 24 sur l'économie du gouvernement? Quatrièmement,
quel était le niveau de gravité de l'infraction des libertés
ou des droits de la Charte? Cet article continue en illustrant
comment chaque facteur opérerait en les appliquant à un
cas récent où un tribunal jugeant en première instance
a dépendu sur la loi dans Schachter pour refuser un recours
rétroactif paragraphe 24 en conjonction avec un recours paragraphe
52. L'article conclut que remplacer la loi dans Schachter avec
une approche discrétionnaire est plus convenable pour équilibrer
les principes concurrents et les objectifs des politiques dans la section
des recours de la Charte.
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Citation: (2003) 61(2) U.T. Fac. L. Rev. 175.
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